the Thrill is gone revisité (c'est le moins qu'on puisse dire) par three Badgers (avant qu'ils ne redeviennent quatre !)
LIVE in a cellar !
29 oct. 2009
24 oct. 2009
4 ème rencontres patrimoniales de Périgueux
Les plaisirs du sybarite sont aussi intellectuels.
La prestation du professeur émérite Jean-Louis Martres, le vendredi 23 octobre 2009, sur le devoir d'oubli est à garder dans les mémoires ! Au delà de la problématique posée le discours a exploré, dans une perspective interculturelle enrichissante, des paradigmes qui structurent actuellement l'évolution de notre société occidentale.
Et notamment :
La prestation du professeur émérite Jean-Louis Martres, le vendredi 23 octobre 2009, sur le devoir d'oubli est à garder dans les mémoires ! Au delà de la problématique posée le discours a exploré, dans une perspective interculturelle enrichissante, des paradigmes qui structurent actuellement l'évolution de notre société occidentale.
Et notamment :
- l'étonnante parabole dessinée sur le système (mythe) démocratique, roue du bonheur, fondé sur l'alternance et la tension d'un désir qu'il contribue à maintenir toujours en éveil
- la mise en question des "modes" dans la mécanique de l'oubli
- En filigrane, à apprécier pour sa rareté, la dénonciation "hédoniste" perceptible d'une société qui évolue vers le puritanisme sous couvert de libéralisme
- enfin l'éloge de la liberté sous la forme du relativisme culturel et du devoir de mémoire opposé à la biologie du devoir d'oubli...
5 août 2009
4 août 2009
21 juin 2009
6 juin 2009
article deMichel Maffesoli qui mérite commentaires ! A vos plumes les plus acérées...
Un président postmoderne
La Tribune.fr - 06/05/2009 à 09:26 - 995 mots
Boite à outils de l'article :
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Si "le président de tous les Français" ne laisse personne indifférent, c'est parce qu'il s'identifie avec l'"esprit du temps". En symbiose avec l'ambiance postmoderne, il projette du ludique, du compassionnel et du métissage dans une société française qui peine à reconnaître les changements en cours. D'où l'acharnement des "gardiens du temple" de la modernité contre celui qui incarne cette "rupture", estime Michel Maffesoli, membre de l'Institut universitaire de France (dernier ouvrage paru : "Apocalypse", CNRS Editions, 2009).
Le concernant, même les fluctuations des sondages sont instructives. Leurs variations montrent bien qu'il ne laisse en rien indifférent. En fait, s'il est omniprésent dans les medias, c'est certainement parce que le "président de tous les Français" correspond en profondeur à "tous ces Français". Il est en phase avec "l'homme sans qualités", en "accordance", pour le meilleur et pour le pire, avec une réalité profonde. Celle de l'esprit du temps. Disons le tout net, Nicolas Sarkozy est postmoderne. Et c'est cela, justement, qui chagrine les divers observateurs sociaux. On pourrait même dire toute cette intelligentsia qui reste frénétiquement attachée à ces valeurs modernes dont on peine à reconnaître, en France, qu'elles sont en faillite.
Quelles sont donc ces "caractéristiques essentielles" qui, contre vents et marée, qu'il en soit ou non conscient, connectent Nicolas Sarkozy à l'ambiance postmoderne ? Je ne soulignerai que quelques "accroches" spécifiques déterminant la profonde symbiose entre le président et la vie de tous les jours.
D'abord, en ces supposés temps de "crise", il y a du ludique dans l'air. On ne sait pas de quoi sera fait demain, aussi faut-il jouir de ce qui se présente, ici et maintenant. Ce qui, bien sûr, est en écho avec un hédonisme latent, ambiental. Ce désir de jouissance est là, profond, et a envie de s'exprimer, ne serait-ce qu'en fonction des incertitudes de l'avenir. Et si le côté "bling-bling" de Nicolas Sarkozy, son appétence pour les yachts et autres luxes, disait en majeur ce que tout un chacun a envie de vivre en mineur ? Projection, rêve collectif, où l'on "participe" magiquement, mystiquement, aux bonheurs du chef.
Ce ludique n'est pas éloigné, non plus, de l'importance du "compassionnel". Une autre caractéristique à laquelle peu de chefs d'Etat peuvent échapper. La grande ambition moderne de la résolution de tous les problèmes sociaux ou économiques est quelque peu désuète. Le sentiment tragique de l'existence est là qui fait qu'il faut s'accorder, tant bien que mal, à ce qui est. Dès lors, à défaut de sauver, il faut compatir, panser les plaies, utiliser des mots qui sachent adoucir les maux. Dans une usine en difficulté, un port de pêche, sur les lieux des désastres naturels, sans oublier ceux où se déroulent les habituelles tragédies de la vie quotidienne.
"Omniprésence", a-t-on dit. En fait, conscience, ou plutôt pressentiment qu'il faut savoir vibrer avec la douleur et la déréliction humaines. Même les plus froids des politiques "sentent" bien qu'il faut mettre en œuvre une telle empathie caritative. Cela ne règle rien mais, je l'ai dit, notre espèce animale a besoin de ces mots pour ses maux. Nicolas Sarkozy sait, au-delà de la fonction de président, jouer ce rôle de "ompatisseur".
Ce jeu de la vibration, les sociologues parlent de "syntonie", n'est pas sans rapport avec une troisième caractéristique du temps. Celle du métissage. Ce président "d'origine étrangère", selon l'expression de certains, hume, là encore, l'air du temps. La République n'est plus une et indivisible, ainsi que cela fut dit au grand moment de la modernité laïque. La "Res publica" peut être une mosaïque de communautés spécifiques qui s'ajustent, tant bien que mal, les unes aux autres. L'ambiance du moment est à la tolérance, les pratiques juvéniles en font foi.
Ainsi que le signalait Nietzsche, "lieux où les races sont mêlées, sources de grandes cultures". Et un tel métissage nécessite que l'on sache prendre en compte la religiosité spécifique de chacune de ces communautés. Il n'y a là, dans cette vision prospective, rien de choquant, même si cela peut inquiéter les nostalgiques d'un républicanisme dépassé. Voilà encore une solide intuition dont, à terme, Nicolas Sarkozy sera crédité.
Bien évidemment, toutes ces particularités ne renvoient plus à l'individu. Des esprits pressés et peu informés croient voir dans la postmodernité le triomphe de l'individualisme. Il n'en est rien. C'était au contraire la marque des temps modernes. Du "bourgeoisisme" sous ses variantes socialistes et capitalistes. En fait, l'air du temps présent est aux "nous". Avec les nouvelles formes de générosité ou de solidarité que cela induit. C'est bien à ces "nous", à forte composante affectuelle, que fait appel le président Sarkozy. Ces communautés, redonnant force et vigueur au sentiment d'appartenance, il sait en user parce qu'il pressent bien que ce sont elles qui vont constituer la société complexe de demain.
L'ensemble de tout cela culmine dans un glissement d'importance qui est en train de s'opérer dans la postmodernité naissante : celui du contrat au pacte. Le contrat était d'essence purement rationnelle. Le pacte, au contraire, se caractérise par une forte charge émotionnelle. Le contrat social est censé s'établir sur la longue durée. Il repose sur un "plan" raisonné et prédictible. Il est essentiellement tourné vers le futur. Vers la recherche d'une société parfaite. Tout autre est le "pacte", dont les caractéristiques sont la mobilisation des émotions, avec l'aspect éphémère que cela ne manque pas d'induire. Et c'est bien ce dernier que met en œuvre Nicolas Sarkozy. Son pragmatisme, ses réponses immédiates aux problèmes qui se présentent en témoignent. Il y a du "situationnisme" dans l'air.
On pourrait continuer une litanie en ce sens. Qu'il en soit ou non conscient, le président Sarkozy est en phase avec l'évolution présente. D'ailleurs, il ne la crée pas, mais se contente d'en être le "haut-parleur". Dire tout haut ce qui est vécu à bas bruit. Ces manières peuvent offusquer. Mais s'il irrite, c'est bien parce qu'il met le doigt là où ça fait mal : des valeurs sociales en perdition, des valeurs sociétales en émergence. Ayant "inventé" la modernité, en particulier celle du contrat social, la France a bien du mal à reconnaître les changements de fond en cours.
D'où l'acharnement des gardiens du temple vis-à-vis de tout ce ou de tous ceux exprimant ces changements : s'ajuster, tant bien que mal, au monde tel qu'il est; ne plus faire fond sur ce qui "devrait être", voilà ce qui peut irriter. Mais on ne peut plus confondre l'"opinion publiée" et l'"opinion publique". Et cela, Nicolas Sarkozy l'a bien compris. A terme, voilà sa principale force.
Michel Maffesoli, membre de l'Institut universitaire de France
La Tribune.fr - 06/05/2009 à 09:26 - 995 mots
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Si "le président de tous les Français" ne laisse personne indifférent, c'est parce qu'il s'identifie avec l'"esprit du temps". En symbiose avec l'ambiance postmoderne, il projette du ludique, du compassionnel et du métissage dans une société française qui peine à reconnaître les changements en cours. D'où l'acharnement des "gardiens du temple" de la modernité contre celui qui incarne cette "rupture", estime Michel Maffesoli, membre de l'Institut universitaire de France (dernier ouvrage paru : "Apocalypse", CNRS Editions, 2009).
Le concernant, même les fluctuations des sondages sont instructives. Leurs variations montrent bien qu'il ne laisse en rien indifférent. En fait, s'il est omniprésent dans les medias, c'est certainement parce que le "président de tous les Français" correspond en profondeur à "tous ces Français". Il est en phase avec "l'homme sans qualités", en "accordance", pour le meilleur et pour le pire, avec une réalité profonde. Celle de l'esprit du temps. Disons le tout net, Nicolas Sarkozy est postmoderne. Et c'est cela, justement, qui chagrine les divers observateurs sociaux. On pourrait même dire toute cette intelligentsia qui reste frénétiquement attachée à ces valeurs modernes dont on peine à reconnaître, en France, qu'elles sont en faillite.
Quelles sont donc ces "caractéristiques essentielles" qui, contre vents et marée, qu'il en soit ou non conscient, connectent Nicolas Sarkozy à l'ambiance postmoderne ? Je ne soulignerai que quelques "accroches" spécifiques déterminant la profonde symbiose entre le président et la vie de tous les jours.
D'abord, en ces supposés temps de "crise", il y a du ludique dans l'air. On ne sait pas de quoi sera fait demain, aussi faut-il jouir de ce qui se présente, ici et maintenant. Ce qui, bien sûr, est en écho avec un hédonisme latent, ambiental. Ce désir de jouissance est là, profond, et a envie de s'exprimer, ne serait-ce qu'en fonction des incertitudes de l'avenir. Et si le côté "bling-bling" de Nicolas Sarkozy, son appétence pour les yachts et autres luxes, disait en majeur ce que tout un chacun a envie de vivre en mineur ? Projection, rêve collectif, où l'on "participe" magiquement, mystiquement, aux bonheurs du chef.
Ce ludique n'est pas éloigné, non plus, de l'importance du "compassionnel". Une autre caractéristique à laquelle peu de chefs d'Etat peuvent échapper. La grande ambition moderne de la résolution de tous les problèmes sociaux ou économiques est quelque peu désuète. Le sentiment tragique de l'existence est là qui fait qu'il faut s'accorder, tant bien que mal, à ce qui est. Dès lors, à défaut de sauver, il faut compatir, panser les plaies, utiliser des mots qui sachent adoucir les maux. Dans une usine en difficulté, un port de pêche, sur les lieux des désastres naturels, sans oublier ceux où se déroulent les habituelles tragédies de la vie quotidienne.
"Omniprésence", a-t-on dit. En fait, conscience, ou plutôt pressentiment qu'il faut savoir vibrer avec la douleur et la déréliction humaines. Même les plus froids des politiques "sentent" bien qu'il faut mettre en œuvre une telle empathie caritative. Cela ne règle rien mais, je l'ai dit, notre espèce animale a besoin de ces mots pour ses maux. Nicolas Sarkozy sait, au-delà de la fonction de président, jouer ce rôle de "ompatisseur".
Ce jeu de la vibration, les sociologues parlent de "syntonie", n'est pas sans rapport avec une troisième caractéristique du temps. Celle du métissage. Ce président "d'origine étrangère", selon l'expression de certains, hume, là encore, l'air du temps. La République n'est plus une et indivisible, ainsi que cela fut dit au grand moment de la modernité laïque. La "Res publica" peut être une mosaïque de communautés spécifiques qui s'ajustent, tant bien que mal, les unes aux autres. L'ambiance du moment est à la tolérance, les pratiques juvéniles en font foi.
Ainsi que le signalait Nietzsche, "lieux où les races sont mêlées, sources de grandes cultures". Et un tel métissage nécessite que l'on sache prendre en compte la religiosité spécifique de chacune de ces communautés. Il n'y a là, dans cette vision prospective, rien de choquant, même si cela peut inquiéter les nostalgiques d'un républicanisme dépassé. Voilà encore une solide intuition dont, à terme, Nicolas Sarkozy sera crédité.
Bien évidemment, toutes ces particularités ne renvoient plus à l'individu. Des esprits pressés et peu informés croient voir dans la postmodernité le triomphe de l'individualisme. Il n'en est rien. C'était au contraire la marque des temps modernes. Du "bourgeoisisme" sous ses variantes socialistes et capitalistes. En fait, l'air du temps présent est aux "nous". Avec les nouvelles formes de générosité ou de solidarité que cela induit. C'est bien à ces "nous", à forte composante affectuelle, que fait appel le président Sarkozy. Ces communautés, redonnant force et vigueur au sentiment d'appartenance, il sait en user parce qu'il pressent bien que ce sont elles qui vont constituer la société complexe de demain.
L'ensemble de tout cela culmine dans un glissement d'importance qui est en train de s'opérer dans la postmodernité naissante : celui du contrat au pacte. Le contrat était d'essence purement rationnelle. Le pacte, au contraire, se caractérise par une forte charge émotionnelle. Le contrat social est censé s'établir sur la longue durée. Il repose sur un "plan" raisonné et prédictible. Il est essentiellement tourné vers le futur. Vers la recherche d'une société parfaite. Tout autre est le "pacte", dont les caractéristiques sont la mobilisation des émotions, avec l'aspect éphémère que cela ne manque pas d'induire. Et c'est bien ce dernier que met en œuvre Nicolas Sarkozy. Son pragmatisme, ses réponses immédiates aux problèmes qui se présentent en témoignent. Il y a du "situationnisme" dans l'air.
On pourrait continuer une litanie en ce sens. Qu'il en soit ou non conscient, le président Sarkozy est en phase avec l'évolution présente. D'ailleurs, il ne la crée pas, mais se contente d'en être le "haut-parleur". Dire tout haut ce qui est vécu à bas bruit. Ces manières peuvent offusquer. Mais s'il irrite, c'est bien parce qu'il met le doigt là où ça fait mal : des valeurs sociales en perdition, des valeurs sociétales en émergence. Ayant "inventé" la modernité, en particulier celle du contrat social, la France a bien du mal à reconnaître les changements de fond en cours.
D'où l'acharnement des gardiens du temple vis-à-vis de tout ce ou de tous ceux exprimant ces changements : s'ajuster, tant bien que mal, au monde tel qu'il est; ne plus faire fond sur ce qui "devrait être", voilà ce qui peut irriter. Mais on ne peut plus confondre l'"opinion publiée" et l'"opinion publique". Et cela, Nicolas Sarkozy l'a bien compris. A terme, voilà sa principale force.
Michel Maffesoli, membre de l'Institut universitaire de France
25 mars 2009
fracture religion/hédonisme, facture de la crise
Patriarche Cyrille
"Lors d'une réception donnée ensuite à l'évêché de Kaliningrad en présence du gouverneur Gueorgui Boos, le patriarche Cyrille a comparé la crise au Déluge biblique balayant les "injustices économiques" et le "sybaritisme".
"Nous avons toute une classe de sybarites et de fainéants qui s'amusent à jeter l'argent par les fenêtres, mais le Seigneur est là pour nous le faire comprendre", a-t-il souligné. "
Le Pape quant à lui dénonce en Afrique : "la tyrannie du matérialisme et de l'hédonisme" ...
"Lors d'une réception donnée ensuite à l'évêché de Kaliningrad en présence du gouverneur Gueorgui Boos, le patriarche Cyrille a comparé la crise au Déluge biblique balayant les "injustices économiques" et le "sybaritisme".
"Nous avons toute une classe de sybarites et de fainéants qui s'amusent à jeter l'argent par les fenêtres, mais le Seigneur est là pour nous le faire comprendre", a-t-il souligné. "
Le Pape quant à lui dénonce en Afrique : "la tyrannie du matérialisme et de l'hédonisme" ...
5 mars 2009
critique du figaro magazine... Identité nationale vs hédonisme et individualisme... ouah !
ESSAI
De Paul François Paoli.
Autres Temps,
166p., 16€.
"Identité nationale : attribuée à un ministère, il y a deux ans, la formule a déclenché une polémique. Pourquoi n'y aurait-il pas une identité française ? La République ne serait-elle pas d'ici, et non d'ailleurs, et en tout cas pas de nulle part ? Paul François Paoli, essayiste et collaborateur du Figaro littéraire, analyse l'étrange crise de doute qui a saisi la France. Un pays nourri, jusqu'aux années d'après-guerre, d'un patriotisme puisé à la double source de la France chrétienne (Jeanne d'Arc) et de la France laïque (les Volontaires de l'an II), et qui, aujourd'hui, semble ne plus s'aimer. La transformation, à vrai dire, a moins été voulue par la population - encore que l'individualisme et l'hédonisme contemporains y soient pour quelque chose - qu'imposée par des élites qui ont choisi le credo universaliste des droits de l'homme comme fin mot de l'Histoire."
De Paul François Paoli.
Autres Temps,
166p., 16€.
"Identité nationale : attribuée à un ministère, il y a deux ans, la formule a déclenché une polémique. Pourquoi n'y aurait-il pas une identité française ? La République ne serait-elle pas d'ici, et non d'ailleurs, et en tout cas pas de nulle part ? Paul François Paoli, essayiste et collaborateur du Figaro littéraire, analyse l'étrange crise de doute qui a saisi la France. Un pays nourri, jusqu'aux années d'après-guerre, d'un patriotisme puisé à la double source de la France chrétienne (Jeanne d'Arc) et de la France laïque (les Volontaires de l'an II), et qui, aujourd'hui, semble ne plus s'aimer. La transformation, à vrai dire, a moins été voulue par la population - encore que l'individualisme et l'hédonisme contemporains y soient pour quelque chose - qu'imposée par des élites qui ont choisi le credo universaliste des droits de l'homme comme fin mot de l'Histoire."
4 mars 2009
4 nov. 2008
présentéisme et hédonisme, de la consommation à la "consumation" un texte fort intéressant de Michel Maffesoli
Extrait du journal les échos
MICHEL MAFFESOLI
Nous sommes en train de réinventer la consommation [ 15/10/08 ]
« Les Echos » sont partenaires de L'Université de la Terre, qui proposera samedi et dimanche à l'Unesco, à Paris, une série de tables rondes sur le thème : « Réinventer le progrès ». Voici deux prepropositions en avant-première.
On s'accorde sur l'importance de l'inconscient pour l'individu. Mais il y a encore quelques réticences à admettre que puisse exister un inconscient collectif qui, sur la longue durée, façonne les mentalités et les manières d'être.
Cela a été analysé de multiples manières, mais il est admis que ce qui fit la spécificité de la tradition judéo-chrétienne, ce fut cette injonction première de cultiver le jardin d'Eden. Et l'homme doit le faire « à la sueur de son front ». Le travail est, devient, donc une injonction divine, avec la maîtrise de la nature, ce qui va différencier l'humanité de l'animalité.
Voilà, en quelques mots, quelle est l'origine de ce qui va, peu à peu, devenir le mythe du progrès. C'est sur une telle logique de la domination que va s'organiser le va-et-vient, structurel, entre production et consommation. Double face d'une même réalité aboutissant, sans coup férir, à cette dévastation du monde, dont les saccages ne sont qu'un avant-goût peu réjouissant.
Dévastation des esprits aussi, conséquence inéluctable d'une déification de l'objet. Déification faisant de l'individu un objet parmi d'autres. Et comme tous les objets, manipulable et mesurable à merci.
Mais voici que, depuis quelques décennies, s'esquisse la saturation de ce paradigme. Et d'une manière prémonitoire, alors que les gauchistes de tout poil se disputaient quelques parcelles de pouvoir, des esprits avisés avaient écrit sur les murs de la Sorbonne : « Cache-toi objet ! »
Car après, avec lenteur et sûreté à la fois, les esprits furent contaminés par une autre manière de comprendre et de se situer par rapport au monde et aux autres. Cela peut se traduire de diverses manières. En particulier, ce sentiment diffus de faire de sa vie une oeuvre d'art. Le refus, pas toujours conscient, de perdre sa vie à la gagner.
Et bien d'autres manières de mettre l'accent sur le qualitatif de l'existence.
C'est dans ce cadre général qu'il faut bien saisir l'évolution que va subir la consommation. En bref, non plus quantitative, mais qualitative.
Par exemple, non plus un progrès débridé et infini, mais quelque chose dont le mot reste à trouver. Je tente ici un néologisme pour remplacer progrès : « ingrès ». A savoir une énergie se focalisant sur ce monde-ci. Un hédonisme ici et maintenant. Un rapatriement de la jouissance en quelque sorte.
Comment peut s'exprimer un tel « ingrès » ? Par la reprise d'une sensibilité romantique se traduisant par l'attachement au territoire, l'importance du localisme, l'attention aux produits du terroir, aux nourritures biologiques. En bref, par la sensibilité écologique.
Romantisme de la terre en ce qu'il met l'accent sur le sentiment chtonien. Qu'est-ce à dire sinon que, confusément, l'on se sent autochtone, appartenant, pour le meilleur et pour le pire, à cette terre-ci !
C'est en fonction de cela que l'on peut comprendre le glissement de la consommation vers la « consumation ». Deux grandes caractéristiques peuvent permettre d'apprécier un tel glissement. Tout d'abord l'importance du présent. Cela fut le cas dans d'autres cycles historiques (en particulier durant la prémodernité, qui n'est pas sans ressemblance avec ce qui est en train de s'esquisser sous nos yeux). Il y a un rapport entre le présentéisme et l'hédonisme. Mais, à l'encontre de ce que l'on a tendance à croire, cet hédonisme met l'accent, comme je l'ai indiqué, tout à la fois sur le qualitatif et sur la beauté des choses.
C'est cela l'autre aspect de la consumation : privilégier l'esthétique. Il suffit de rappeler ce que signifie, symboliquement, l'émergence du design au mitan du siècle dernier. L'objet quotidien, tout en gardant sa fonctionnalité, est habillé, paré, signifiant par là l'obscur désir que tous les moments de l'existence s'inscrivent dans un perpétuel « dimanche de la vie ».
Je le rappelle, dans les sociétés prémodernes, les objets de la vie courante avaient une sacralité propre. Morceaux du monde, ils bénéficiaient de l'aura de celui-ci. Ils étaient entourés de prévenance, de respect, et cela s'exprimait par la beauté intrinsèque qui était la leur.
C'est ce qui réapparaît, en notre post-modernité, par le souci du beau, que l'on va retrouver dans les objets ménagers, dans l'aménagement de l'espace, dans la multiplicité des magazines et magasins consacrés au « bien-être » sous ses diverses formes.
On n'est plus, dès lors, dans la simple consommation, mais dans une ambiance de « consumation ». C'est bien une éthique de l'esthétique qui est en gestation. En son sens strict, un lien s'élaborant à partir du partage de la beauté et des émotions qu'elle ne manque pas de susciter.
L'éthos est le fait d'us et de coutumes issus d'un lien donné. D'un territoire aimé. C'est donc une éthique parfois immorale, qui s'exprime dans « l'effet impulse », le désir, le plaisir par un objet, en ce qu'il permet le partage des passions et des émotions collectives.
L'esthétisation de l'existence, l'art se capillarisant dans l'ensemble de la vie quotidienne, l'accent mis sur le qualitatif, le refus du saccage productiviste, la rébellion contre la dévastation des esprits, voilà ce qui se résume dans la « consumation » dionysiaque. Il y a dans tout cela quelque chose de mondain. C'est-à-dire un attachement à ce monde-ci. Une accordance, tant bien que mal, à cette terre, dont il s'agit de jouir sans en regretter nostalgiquement et sans en attendre mélancoliquement, une autre.
Plaisir de la vie qui se consume, voilà bien ce qu'est l'inconscient collectif du moment !
MICHEL MAFFESOLI est professeur à Paris-Descartes, Institut universitaire de France, auteur de « Iconologies, nos idol@atries postmodernes », éditions Albin Michel, 2008. Il interviendra dimanche à 11 heures à l'Université de la Terre.
MICHEL MAFFESOLI
Nous sommes en train de réinventer la consommation [ 15/10/08 ]
« Les Echos » sont partenaires de L'Université de la Terre, qui proposera samedi et dimanche à l'Unesco, à Paris, une série de tables rondes sur le thème : « Réinventer le progrès ». Voici deux prepropositions en avant-première.
On s'accorde sur l'importance de l'inconscient pour l'individu. Mais il y a encore quelques réticences à admettre que puisse exister un inconscient collectif qui, sur la longue durée, façonne les mentalités et les manières d'être.
Cela a été analysé de multiples manières, mais il est admis que ce qui fit la spécificité de la tradition judéo-chrétienne, ce fut cette injonction première de cultiver le jardin d'Eden. Et l'homme doit le faire « à la sueur de son front ». Le travail est, devient, donc une injonction divine, avec la maîtrise de la nature, ce qui va différencier l'humanité de l'animalité.
Voilà, en quelques mots, quelle est l'origine de ce qui va, peu à peu, devenir le mythe du progrès. C'est sur une telle logique de la domination que va s'organiser le va-et-vient, structurel, entre production et consommation. Double face d'une même réalité aboutissant, sans coup férir, à cette dévastation du monde, dont les saccages ne sont qu'un avant-goût peu réjouissant.
Dévastation des esprits aussi, conséquence inéluctable d'une déification de l'objet. Déification faisant de l'individu un objet parmi d'autres. Et comme tous les objets, manipulable et mesurable à merci.
Mais voici que, depuis quelques décennies, s'esquisse la saturation de ce paradigme. Et d'une manière prémonitoire, alors que les gauchistes de tout poil se disputaient quelques parcelles de pouvoir, des esprits avisés avaient écrit sur les murs de la Sorbonne : « Cache-toi objet ! »
Car après, avec lenteur et sûreté à la fois, les esprits furent contaminés par une autre manière de comprendre et de se situer par rapport au monde et aux autres. Cela peut se traduire de diverses manières. En particulier, ce sentiment diffus de faire de sa vie une oeuvre d'art. Le refus, pas toujours conscient, de perdre sa vie à la gagner.
Et bien d'autres manières de mettre l'accent sur le qualitatif de l'existence.
C'est dans ce cadre général qu'il faut bien saisir l'évolution que va subir la consommation. En bref, non plus quantitative, mais qualitative.
Par exemple, non plus un progrès débridé et infini, mais quelque chose dont le mot reste à trouver. Je tente ici un néologisme pour remplacer progrès : « ingrès ». A savoir une énergie se focalisant sur ce monde-ci. Un hédonisme ici et maintenant. Un rapatriement de la jouissance en quelque sorte.
Comment peut s'exprimer un tel « ingrès » ? Par la reprise d'une sensibilité romantique se traduisant par l'attachement au territoire, l'importance du localisme, l'attention aux produits du terroir, aux nourritures biologiques. En bref, par la sensibilité écologique.
Romantisme de la terre en ce qu'il met l'accent sur le sentiment chtonien. Qu'est-ce à dire sinon que, confusément, l'on se sent autochtone, appartenant, pour le meilleur et pour le pire, à cette terre-ci !
C'est en fonction de cela que l'on peut comprendre le glissement de la consommation vers la « consumation ». Deux grandes caractéristiques peuvent permettre d'apprécier un tel glissement. Tout d'abord l'importance du présent. Cela fut le cas dans d'autres cycles historiques (en particulier durant la prémodernité, qui n'est pas sans ressemblance avec ce qui est en train de s'esquisser sous nos yeux). Il y a un rapport entre le présentéisme et l'hédonisme. Mais, à l'encontre de ce que l'on a tendance à croire, cet hédonisme met l'accent, comme je l'ai indiqué, tout à la fois sur le qualitatif et sur la beauté des choses.
C'est cela l'autre aspect de la consumation : privilégier l'esthétique. Il suffit de rappeler ce que signifie, symboliquement, l'émergence du design au mitan du siècle dernier. L'objet quotidien, tout en gardant sa fonctionnalité, est habillé, paré, signifiant par là l'obscur désir que tous les moments de l'existence s'inscrivent dans un perpétuel « dimanche de la vie ».
Je le rappelle, dans les sociétés prémodernes, les objets de la vie courante avaient une sacralité propre. Morceaux du monde, ils bénéficiaient de l'aura de celui-ci. Ils étaient entourés de prévenance, de respect, et cela s'exprimait par la beauté intrinsèque qui était la leur.
C'est ce qui réapparaît, en notre post-modernité, par le souci du beau, que l'on va retrouver dans les objets ménagers, dans l'aménagement de l'espace, dans la multiplicité des magazines et magasins consacrés au « bien-être » sous ses diverses formes.
On n'est plus, dès lors, dans la simple consommation, mais dans une ambiance de « consumation ». C'est bien une éthique de l'esthétique qui est en gestation. En son sens strict, un lien s'élaborant à partir du partage de la beauté et des émotions qu'elle ne manque pas de susciter.
L'éthos est le fait d'us et de coutumes issus d'un lien donné. D'un territoire aimé. C'est donc une éthique parfois immorale, qui s'exprime dans « l'effet impulse », le désir, le plaisir par un objet, en ce qu'il permet le partage des passions et des émotions collectives.
L'esthétisation de l'existence, l'art se capillarisant dans l'ensemble de la vie quotidienne, l'accent mis sur le qualitatif, le refus du saccage productiviste, la rébellion contre la dévastation des esprits, voilà ce qui se résume dans la « consumation » dionysiaque. Il y a dans tout cela quelque chose de mondain. C'est-à-dire un attachement à ce monde-ci. Une accordance, tant bien que mal, à cette terre, dont il s'agit de jouir sans en regretter nostalgiquement et sans en attendre mélancoliquement, une autre.
Plaisir de la vie qui se consume, voilà bien ce qu'est l'inconscient collectif du moment !
MICHEL MAFFESOLI est professeur à Paris-Descartes, Institut universitaire de France, auteur de « Iconologies, nos idol@atries postmodernes », éditions Albin Michel, 2008. Il interviendra dimanche à 11 heures à l'Université de la Terre.
30 oct. 2008
chalut de Port Vendres
Vent, pluie, nuit longue et froide d'octobre finissant. Alors que les bateaux du port sont chahutés, les chalands chalutent, les mandibules craquent, les conversations s'animent derrière les vitres trempées et glacées des restaurants de bord de mer...
Et quoi de mieux alors que de finir la soirée au café des Templiers à Collioure. 21h 30, un salon des antiquaires s'y est réfugié chassé par les frimats d'octobre. Cela sent désormais le pastis et le café, les tables alignées le long de l'unique banquette sont vides. Tout le monde est debout, trinque, rit, tente de se réchauffer. Une jeune fille dévore une tranche de pâté... Aux murs, les peintures de Descossy, Desnoyer, Garcia Fons, les portraits de famille par les peintres de Collioure forment une tapisserie d'histoire que tous ignorent superbement. Et Picasso photographié en compagnie de René Pous, le propriétaire emblématique, en rigole encore... de faire tapisserie au lieu d'épater la galerie.
http://www.hotel-templiers.com/livredor.htm
Et quoi de mieux alors que de finir la soirée au café des Templiers à Collioure. 21h 30, un salon des antiquaires s'y est réfugié chassé par les frimats d'octobre. Cela sent désormais le pastis et le café, les tables alignées le long de l'unique banquette sont vides. Tout le monde est debout, trinque, rit, tente de se réchauffer. Une jeune fille dévore une tranche de pâté... Aux murs, les peintures de Descossy, Desnoyer, Garcia Fons, les portraits de famille par les peintres de Collioure forment une tapisserie d'histoire que tous ignorent superbement. Et Picasso photographié en compagnie de René Pous, le propriétaire emblématique, en rigole encore... de faire tapisserie au lieu d'épater la galerie.
http://www.hotel-templiers.com/livredor.htm
jour de grand vent
C'est jour de grand vent jusque dans le patio jusque dans la maison.
C'est jour de grand vent coulant l'or des ruisseaux au sein des vallées d'ombre...
Il court de crête en crête de falaise en falaise
de pins d'Alep en pins maritimes.
Il court de croix en croix par dessus les jetées mouillant les croix d'embruns et du sang des noyés…
…Il vente de vague en songe, en rêves de marins.
C'est jour de désordre
où plonge la montagne
où l'olivier se ferme
sous la tramontane...
...Et la terre à vin aux falaises liées
En lie de mer se perd.
C'est jour de grand vent coulant l'or des ruisseaux au sein des vallées d'ombre...
Il court de crête en crête de falaise en falaise
de pins d'Alep en pins maritimes.
Il court de croix en croix par dessus les jetées mouillant les croix d'embruns et du sang des noyés…
…Il vente de vague en songe, en rêves de marins.
C'est jour de désordre
où plonge la montagne
où l'olivier se ferme
sous la tramontane...
...Et la terre à vin aux falaises liées
En lie de mer se perd.
contemplation
l'opposition facile entre sybaritisme extraverti et spiritualité intérieure trouve ses limites devant un site tel que celui du prieuré de Serrabone... Le scherzo de la symphonie n°9 de Beethoven exprime parfaitement les figures complexes de la joie éprouvée devant un tel site.
10 août 2008
J'irais volontiers !!!!

Foire aux Vins d’AlsacePrésentée comme "l’union de la culture, de l’économie, de la passion, de l’hédonisme et du mélange des genres", la Foire aux Vins d’Alsace, organisée chaque été à Colmar, c’est cette année 10 jours pour 15 concerts, du 8 au 17 août 2008. Des shows d’exception pour quelques dizaines d’euros… Jugez plutôt : IAM, Alanis Morissette, Yael Naim, Cali, Nightwish, Neil Young, Matmatah… Il y en a pour tous les goûts !
20 juin 2008
nouveau logo pour la marque France

DESTINATION FRANCE PAR CARRÉ NOIR
La France est aujourd’hui la première destination touristique au monde,
mais elle souffre paradoxalement d’un déficit d’attractivité par rapport à
d’autres pays. Un groupe de travail mandaté par Christine Lagarde et Hervé
Novelli a donc réfléchi aux leviers à actionner pour faire de la France la
destination préférée à l’horizon 2020.
L’un de ces leviers est la création d’une marque forte et signifiante pour la
France.
Avant de créer l’identité, Carré Noir, agence de design stratégique de
Publicis Consultants I, a développé avec le groupe de travail Destination
France 2020 un positionnement de marque qui met en valeur sa différence.
La France se présente donc comme une destination unique, avec pour
valeurs la liber té, l’authenticité et la sensualité. C’est une marque
inoubliable, spirituelle et généreuse.
Ces mots-clé sont devenus, en collaboration avec Publicis Consultants I
Paris, un concept de marque, « rendez-vous en Fr ance ». Le mot
« rendez-vous », à la compréhension quasi-universelle, fait partie de
l’imaginaire de la France, évoquant une rencontre pleine de charme et de
magie.
Ce concept a aussi l’avantage de pouvoir être approprié par les différents
acteurs du tourisme en France, dans le cadre de leurs campagnes de
communication. Les Alpes ou le Mont Saint-Michel, par exemple, peuvent
ainsi donner rendez-vous à leurs touristes potentiels, créant une proximité
et une complicité avec ces derniers.
En résonance avec le concept de marque, Carré Noir a développé un
mot-image élégant, où le dessin traduit le sens du mot : dans les lettres de
la France se distinguent des bras ouverts, un buste de femme… Le mot
devient le symbole, une muse enjouée, pleine de sensualité et d’esprit.
La forme graphique de cette identité de marque, par son traité au pinceau et
au feutre, traduit la tradition d’un pays qui inspire et nourrit la création.
La typographie toute en rondeurs est manuscrite, pour suggérer la
spontanéité de l’appel : « rendez-vous en France ».
Rendez-vous en France est alors plus qu’un concept, une invitation.
La France est aujourd’hui la première destination touristique au monde,
mais elle souffre paradoxalement d’un déficit d’attractivité par rapport à
d’autres pays. Un groupe de travail mandaté par Christine Lagarde et Hervé
Novelli a donc réfléchi aux leviers à actionner pour faire de la France la
destination préférée à l’horizon 2020.
L’un de ces leviers est la création d’une marque forte et signifiante pour la
France.
Avant de créer l’identité, Carré Noir, agence de design stratégique de
Publicis Consultants I, a développé avec le groupe de travail Destination
France 2020 un positionnement de marque qui met en valeur sa différence.
La France se présente donc comme une destination unique, avec pour
valeurs la liber té, l’authenticité et la sensualité. C’est une marque
inoubliable, spirituelle et généreuse.
Ces mots-clé sont devenus, en collaboration avec Publicis Consultants I
Paris, un concept de marque, « rendez-vous en Fr ance ». Le mot
« rendez-vous », à la compréhension quasi-universelle, fait partie de
l’imaginaire de la France, évoquant une rencontre pleine de charme et de
magie.
Ce concept a aussi l’avantage de pouvoir être approprié par les différents
acteurs du tourisme en France, dans le cadre de leurs campagnes de
communication. Les Alpes ou le Mont Saint-Michel, par exemple, peuvent
ainsi donner rendez-vous à leurs touristes potentiels, créant une proximité
et une complicité avec ces derniers.
En résonance avec le concept de marque, Carré Noir a développé un
mot-image élégant, où le dessin traduit le sens du mot : dans les lettres de
la France se distinguent des bras ouverts, un buste de femme… Le mot
devient le symbole, une muse enjouée, pleine de sensualité et d’esprit.
La forme graphique de cette identité de marque, par son traité au pinceau et
au feutre, traduit la tradition d’un pays qui inspire et nourrit la création.
La typographie toute en rondeurs est manuscrite, pour suggérer la
spontanéité de l’appel : « rendez-vous en France ».
Rendez-vous en France est alors plus qu’un concept, une invitation.
15 mai 2008
L'envers du décor : architecture et bonheur vertical ou horizontal
Pedro Zaragoza Orts est mort le 1er avril 2008. Il est l'inventeur et l'initiateur à Benidorm du concept d'architecture balnéaire verticale... Une architecture destinée à recevoir les flux touristiques... architecture du bonheur ? Architecture hédoniste ?
14 mai 2008
Paris "Incomparable Rendez-vous"
8 mai 2008, à ParisParis au mois de mai, a quelque chose d'incomparable, c'est vrai, on l'a écrit, on l'a chanté. L'air c'est la mélodie parigote, c'est la manne des impressionnistes, c'est aussi et encore cet oxygène un peu malde et sa petite musique toute propre du matin, ses senteurs fraîches et poivrées de réglisse pas encore caoutchoutée avant que le flot des voitures n'envahisse les rues. l'odeur minérale de pierre mouillée domine, atmosphère légère d'une très belle journée ensoleillée, non encore corrompue par la chaleur de midi et la pollution d'un jour ouvré. Peut-être la vérité d'une ville, sa permanence, est-elle là, dans ces moments volés à l'hyperactivité des métropoles, à la terrasse d'un café, en face du Palais royal, tout près du Louvre, ou du boulevard Saint Michel...
Oui, Paris a cette élégance qu'on lui conteste pourtant, cette élégance incomparable jusque dans ces quartiers pourtant très touristiques que l'on pense définitivement désenchantés. L'élégance de ne pas se livrer immédiatement. Mais il suffit de se lever plus tôt, de s'arrêter une heure pour boire un café, pour être dans la carte postale , cette figure immobile et diaphane, qui semble flotter comme d'autres dans l'air bleuté du matin, lisant un journal, dégustant le petit matin, cette figure de Doisneau.
La publicité de Maison de la France vantant l'incomparable Rendez-vous... qui veut y croire. Qui pense que cette promesse peut se réaliser ? Les touristes peuvent-ils avoir ce contact intime avec la ville ?
Le charme cesse d'agir, quand petit à petit les voitures envahissent les rues, que les bus de touristes font écran, que le bruit empêche toute concentration. C'est encore Paris, mais le paysage s'est animé et il est désormais indispensable de se fondre dans le mouvement.
L'heure n'est plus à la contemplation.
Les touristes ne se lèvent pas tôt, les longues cohortes des groupes s'étirent sur les trottoirs. Quand auront-ils l'occasion de déguster l'Incomparable Rendez-vous ?
9 mai 2008
Croisade contre les hédonistes lancée par Benoît... Après le retour des stoïques, la descente des cathares

Faudra-t-il bientôt être héroïque pour se faire plaisir... ? Consommer est-ce n'être que dans le présent ? l'hédonisme est-il nécessairement philosophique ? ... sans réponse évidente.
Ce qui est en revanche très net c'est la ligne de rupture qui se tend de plus en plus brutalement entre le Vatican, l'église et le clergé catholiques, et la forme de "néo-hédonisme" de la société qu'il condamne dans des termes qu'on retrouve dans l'article ci-dessous (La Croix). On retrouve d'ailleurs dans le monde laïc des échos de plus en plus fréquents, de plus en plus féroces de cet anti hédonisme à travers les blogs, la presse... Il faut dire que la personnalité médiatique de Michel Onfray offre une large assise à ceux qui voudraient se servir de lui comme strapontin pour élever leur voix (voir ce blog très bien écrit et fort "intelligent" peut-être trop... ou pas assez, philosophique : http://bernat.blog.lemonde.fr/2007/09/09/rentree-hedoniste/). Parmi les critiques récurrentes, la stérilité d'une approche contemporaine philosophique et hédoniste du monde. Une telle approche conforterait l'ordre bourgeois confit dans sa consommation sans créer aucune autre valeur digne de ce nom que le plaisir : ancrage réducteur dans le présent, cécité, positions naïves, voire enfantine sur la "complexité du monde"..., empathie exclusive et facile, survalorisation donc de l'émotion, "pensée essentiellement non critique car non réflexive d’elle-même"... A MEDITER
Le débat, même s'il repose sur de probables malentendus, a le mérite d'exister, et la position philosophique le mérite du dialogue. Mais il apparaît probable que la croisade menée par le Vatican contre "une société marquée par l'hédonisme et l'esprit de consommation" n'apporte pas grande sérénité à tous ceux qui, peu touchés par la grâce, incapables de croire sont trop humbles ou respectueux pour choisir "l'évidence" de "l'héroïsme de la sainteté" et sont, par défaut, jetés dans les flammes de l'enfer hédoniste. Retour au dualisme... Que la société de consommation tende à enfermer l'être dans une forme très médiocre de relation à l'objet et au désir... cela ne fait aucun doute. Qu'on oppose systématiquement la valeur plaisir à toute élévation... c'est plus discutable. Le plaisir est tout autant un moyen qu'une fin... C'est un truisme, le pape, lui-même, on peut du moins le supposer, arbitre dans sa vie quotidienne les peines et les plaisirs, cela ne suffit à le définir comme individu.
On l'oublie il existe une psychologie du bohneur, spiritualité du pauvre d'âme, damné parce qu'incapable de suivre l'héroïque cortège d'ombre des saints, condamné à choisir son propre chemin pour s'élever.
04/05/2008 13:30
CITE DU VATICAN, 4 mai 2008 (AFP) - Le pape appelle l'Eglise italienne à réagir à "l'hédonisme" de la société
Le pape Benoît XVI a appelé dimanche les catholiques italiens à choisir "l'héroïsme de la sainteté" dans une société marquée par "l'hédonisme" et "l'esprit de consommation", en s'adressant à 60.000 membres de l'Action catholique réunis place Saint-Pierre.
"Soyez des témoins courageux et prophétiques de la radicalité évangélique", a déclaré le pape à ces militants d'associations de laïcs affiliées à l'Eglise catholique rassemblés au Vatican à l'occasion de la fête de l'Ascension.
"Dans une Eglise quotidiennement confrontée à la mentalité relativiste et hédoniste et à l'esprit de consommation" (...) sachez répondre sans peur à une Eglise qui appelle à l'héroïsme de la sainteté", a-t-il dit.
L'Action catholique italienne, qui célèbre cette année son 140e anniversaire, compte 350.000 adhérents recrutés dans tous les milieux notamment les plus populaires et constitue un réseau serré d'associations à travers toute la Péninsule.
Le pape l'a appelée à répondre à "l'urgence éducative à laquelle l'Italie est aujourd'hui confrontée".
Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, qui a célébré la messe pour les participants sur la place Saint-Pierre, a rappelé le "programme" de l'Eglise pour les années à venir.
"Il faut s'engager encore plus largement partout où le monde contemporain affronte des questions inédites et décisives comme la conception de la personne, l'existence et le fondement des valeurs universelles, la défense et la promotion de la vie, dès sa conception à sa fin naturelle, la liberté de l'éducation, l'importance incomparable de la famille fondée sur le mariage", a-t-il dit.
L'Eglise italienne est la plus puissante d'Europe occidentale, confortée par la présence à demeure du pape qui est aussi l'évêque de Rome.
CITE DU VATICAN, 4 mai 2008 (AFP) - Le pape appelle l'Eglise italienne à réagir à "l'hédonisme" de la société
Le pape Benoît XVI a appelé dimanche les catholiques italiens à choisir "l'héroïsme de la sainteté" dans une société marquée par "l'hédonisme" et "l'esprit de consommation", en s'adressant à 60.000 membres de l'Action catholique réunis place Saint-Pierre.
"Soyez des témoins courageux et prophétiques de la radicalité évangélique", a déclaré le pape à ces militants d'associations de laïcs affiliées à l'Eglise catholique rassemblés au Vatican à l'occasion de la fête de l'Ascension.
"Dans une Eglise quotidiennement confrontée à la mentalité relativiste et hédoniste et à l'esprit de consommation" (...) sachez répondre sans peur à une Eglise qui appelle à l'héroïsme de la sainteté", a-t-il dit.
L'Action catholique italienne, qui célèbre cette année son 140e anniversaire, compte 350.000 adhérents recrutés dans tous les milieux notamment les plus populaires et constitue un réseau serré d'associations à travers toute la Péninsule.
Le pape l'a appelée à répondre à "l'urgence éducative à laquelle l'Italie est aujourd'hui confrontée".
Le cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, qui a célébré la messe pour les participants sur la place Saint-Pierre, a rappelé le "programme" de l'Eglise pour les années à venir.
"Il faut s'engager encore plus largement partout où le monde contemporain affronte des questions inédites et décisives comme la conception de la personne, l'existence et le fondement des valeurs universelles, la défense et la promotion de la vie, dès sa conception à sa fin naturelle, la liberté de l'éducation, l'importance incomparable de la famille fondée sur le mariage", a-t-il dit.
L'Eglise italienne est la plus puissante d'Europe occidentale, confortée par la présence à demeure du pape qui est aussi l'évêque de Rome.
22 avr. 2008
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